Quartier en fête

7 octobre 2015

Partagez la nouvelle

MARIE DALLAIRE

Le 16 septembre 2015, la SDA lance officiellement son projet d’aménagement de l’Îlot central et inaugure sa toute première place publique. À compter de seize heures, visiteurs et résidants commencent à affluer. Peut-être sont-ils attirés par les tests de son du disc-jockey, ou le travail du vidéaste et du photographe attitrés? À moins que ce ne soit pour profiter des commerces de proximité donnant sur la place?... Ou, plus simplement encore, peut-être ont-ils été rejoints par la médiatisation locale de l’événement… De quelques centaines au début, ils seront bientôt 1500 à circuler dans cette toute nouvelle place publique, adjacente à l’édifice phare du Technopôle, ornée de jeunes arbres et bordée d’un gazon dont on s’affaire à terminer la pose.

Un peu avant dix-huit heures, une partie de l’affluence se dirige vers une scène temporairement aménagée à l’endroit où la place publique rejoint la rue Molson entre les rues Rachel et William-Trembay. Sous un soleil déclinant, des personnalités connues du paysage montréalais ou actives au sein de la SDA s’y succèdent tour à tour : Christian Yaccarini, Alexandre Taillefer, Louis Roquet, Charles Larouche, François William Croteau, Jean-François Lisée. Tous ont l’air plus vrais que nature dans le contre-jour. Certains s’expriment dans un vocabulaire auquel on est peu habitué : « prendre en considération le bonheur de la population », « léguer de la qualité de vie », « faire de la régénération urbaine »… Vers la fin, les planches sont cédées à un certain Léopold Beaulieu dont on veut souligner les vingt ans de contribution exceptionnelle au sein du conseil d’administration de la SDA… La nouvelle place publique portera son nom.

Attentive aux discours, à l’ombre du magnifique immeuble centenaire du Locoshop, il me vient en tête une image empruntée au philosophe Michel Serres. Celle d’un bateau où les marins ne s’entredéchirent pas, parce qu’en mer tout déchirement entraîne la destruction du navire sans possibilité de recours[i]. L’écoquartier Angus est cette façon d’habiter ensemble. De faire du territoire son bateau. Et de cultiver tout autant à l’égard de la planète globale une éthique transformatrice et durable. Cette manière unique de créer un sentiment d’appartenance à une communauté citoyenne du monde, c’est un moyen de faire tourner le vent.


*

Le texte publié ici offre un avant-goût d’un grand dossier que Marie Dallaire signe dans le numéro de Formes à paraître cet automne sous le titre de « Planète globale | Écoquartier ». Un segment consacré au Technopôle Angus décrit le projet comme un « modèle de pratique exemplaire » en matière de développement durable.

[i] Michel Serres illustre ainsi ce qu’il entend par « contrat naturel » dans l’ouvrage paru sous le même titre en 1992.

Merci M. Bernard Lamarre 30 mars 2016 | Communauté

Merci M. Bernard Lamarre

Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la Société de développement Angus, ainsi que toute l’équipe de la SDA offrent leurs plus sincères condoléances à la famille et aux nombreux amis de monsieur Bernard Lamarre.Grand bâtisseur du…