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 Un livre pour tous les citoyens qui savent que leur grand-père, leur père, leur mère ou encore leurs oncles ont un jour travaillé aux Shops Angus. Cliquer ici pour accéder au supplément du livre. |
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Dix ans à l’oeuvre
Le Technnopôle Angus célébrait son dixième anniversaire en novembre 2006. Voici les grands jalons de cette décennie de développement :
1992 - Fermeture complète des Shops Angus. 1000 emplois perdus. Bâtiments désaffectés, terrains contaminés.
1994 - Entente entre la CDEC Rosemont-Petite-Patrie et le Canadien Pacifique, propriétaire des terrains, en vue de négocier une option d'achat.
1995 - Mise sur pied de la Société de développement Angus.
1996 - Entrée en fonction des premiers employés de la Société de développement Angus qui développera le Technopôle Angus.
1998 - Entente entre le CP et la Société de développement Angus sur une option d'achat sur la moité du site et acquisition par cette dernière du Locoshop Angus.
1998 -1999 - Phase I - Restauration du Locoshop Angus, projet de 5M $.
1999 - Création d'Insertech Angus entreprise d'insertion pour jeunes en difficulté dans le domaine de l'informatique. Insertech deviendra le premier locataire du Technopôle Angus.
1999 - Premiers emplois sur Angus.
2001-2002 - Phase II - Construction d'un édifice pour accueillir des entreprises de haute technologie (9M$).
2001- Capitalisation par les gouvernements du Canada et du Québec de la SDA à hauteur de 20 M$, sous forme de prêts.
2003 - Phase III - Construction du Centre de Biotechnologies Angus.
2004 - Phase IV - Centres d'appels dont celui de SAQ.com.
2004 - Phase VI - Construction du Carrefour de l'économie sociale Angus.
2004 - Conclusion d'un partenariat de développement entre la Société de développement Angus et Fondaction de la CSN.
2004 - Fête du centenaire d'Angus : célébration et spectacles suivis par près de 10 000 personnes.
2005 - Phase VI - Construction d'un immeuble de bureaux pour accueillir, entre autres, le Centre financier aux entreprises Desjardins.
2006 - Installation des plateformes de recherches du Centre de Recherche du CHUM.
2006 - Phase VII - Construction du premier édifice écologique (LEED) multilocatif au Québec pour accueillir notamment le Centre de coordination de l'Institut de Cardiologie de Montréal.
2005-2006 - Obtention de la certification Visez vert de gestion écologique d'immeubles pour 5 édifices du Technopôle Angus.
2006 - Implantation du Plan de transport durable et du Plan de gestion des matières résiduelles.
 Histoire des Shops Angus
1901 -
Rosemont est un territoire rural contiguë à celui de la Ville de Montréal, connu sous le nom de village de la Côte-Visitation. M. Ucal Dandurand s’associe au banquier Holt pour acheter les terrains situés au nord des futures usines Angus qui deviendra le quartier ouvrier de Rosemont.
1902-1904 -
Pénurie de matériel roulant pour assurer le développement de l’Ouest canadien. Le Canadien Pacifique devant répondre à une très forte demande pour le transport des personnes et des céréales à partir et en direction de l’Ouest canadien, il devient urgent de construire des locomotives et des wagons pour passagers et surtout pour les marchandises.
1904 -
Ouverture des Shops Angus (Ateliers Angus) dans le quartier d’Hochelaga : les édifices sont gigantesques. De l’acier y entre et une locomotive ou un wagon en sort; l’usine est tout à fait autonome. Terrain : 10 millions de pieds carrés. Investissement : plus de 3M $.
1908 -
Un conflit ouvrier dans l’Ouest canadien provoque une grève aux Ateliers Angus. Plus de 400 briseurs de grève sont logés sur le site pour reprendre le travail. Le syndicat perd sa bataille.
1910
Rosemont devient un quartier de Montréal.
1914-1918 -
Interruption de la production de locomotives, les Ateliers sont convertis pour fabriquer des obus destinés au front. Pour fabriquer ces munitions, on fait appel aux femmes.
1929
Les usines fonctionnent au ralenti à cause de la crise économique.
1939-1944 -
Aux usines Angus, on interrompt la production de locomotives pour laisser place aux chars d’assaut Valentine; 1700 chars sont construits et expédiés en Russie pour l’Armée rouge. Jusqu’à 12 000 personnes travaillent aux Shops Angus. Fin de la production de locomotives à vapeur aux Ateliers Angus en juin 1944.
1960-1970 -
De nombreuses innovations technologiques viennent modifier le mode de production des locomotives et des wagons, faisant disparaître graduellement des emplois. Au début de 1970, le C.P. met fin à son service passager. Par la même occasion, les terrains qui se trouvent aujourd’hui à l’est du boulevard Saint-Michel, jusqu’à la rue Bourbonnière, deviennent disponibles pour un nouveau projet : un centre d’achats.
1977 -
Les organismes communautaires, les élus locaux et les commerçants des rues Masson et Ontario se mobilisent pour empêcher un tel projet. Le premier ministre du Québec, René Lévesque, annoncera à la sortie d’une visite des Shops Angus: « Ce sera du logement social! ». Ce site est encore aujourd’hui le plus grand parc de logements sociaux au Canada.
1992 -
Le 31 janvier 1992, la dernière locomotive réparée aux Ateliers Angus franchit la barrière. Dès l’annonce de la fermeture, les membres de la Corporation de développement économique communautaire Rosemont-Petite-Patrie (CDEC) se mobilisent pour relancer du site. Le C.P. veut construire des logements, surtout des condos, sur l’ensemble du
terrain où est actuellement le Technopôle Angus.
1994 -
La CDEC parvient à négocier avec le C.P. une entente qui confère à l’organisme une option d’achat exclusive sur la moitié du terrain disponible. L’administration municipale (RCM) et la population locale appuient la CDEC. Les résidants du quartier après avoir revendiqué des logements demandent maintenant des emplois. Le taux de chômage atteint 20 % dans le quartier Rosemont.
1995 -
La CDEC, qui a un mandat plus global, fonde la Société de développement Angus (SDA) et lui confie le mandat d’acquérir et de développer le site Angus en s’appuyant sur les principes de développement économique communautaire pour y créer des emplois destinés aux résidants du quartier. La vocation industrielle est préservée. Les ateliers renaissent.
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